L'inscription à U-Report est volontaire et se passe à travers l'envoi d’un SMS gratuit (quel que soit l’opérateur utilisé).
U-Report se compose de deux volets :
Les sondages U-Report portent sur des questions importantes comme l'accès et la qualité des services sociaux de base mais également l'éducation et la santé ou encore l'environnement, la technologie et la culture.
Les résultats seront communiqués sur ce site web de façon anonyme mais offrant une analyse géographique et selon l’âge et le sexe des répondants.
À travers une analyse visuelle simple, les visiteurs peuvent accéder à une information complète sur l’opinion des jeunes de toutes les régions de la Centrafrique.
Grâce à ces informations sur les besoins et les points de vues de nos pairs, nous, jeunes de la RCA, pouvons exploiter ces résultats pour un plaidoyer auprès des décideurs et partenaires sur les enjeux clés de la jeunesse mais aussi de renforcer les rôles et responsabilités de tout un chacun pour les prochaines générations de citoyens (et de décideurs !).
Avec U-Report, les U-reporters jouent enfin un rôle direct dans le dialogue et le témoignage auprès des enfants en situation difficile. Véritable voix pour les enfants, ces jeunes sont un relai rapprochant les enfants des décideurs et observateurs adultes.
Vêtue de son t-shirt U-Report, la bénévole Aisha Ibrahim parcourt les ruelles étroites de son quartier de Yakite, dans le 3e arrondissement de Bangui, avec pour mission d'inciter davantage d'enfants à aller à l'école en République centrafricaine. Elle arrive bientôt chez Amne, 7 ans, et sa sœur Fanne, 15 ans. Leur mère, Mariama Abakar, est fière d’annoncer que ses deux filles vont à l'école et obtiennent de bons résultats. Aisha écoute attentivement, encourageant et soutenant les élèves. Au début de l'année scolaire, elle a aidé à couvrir les frais d'inscription des filles à l'école, ainsi que d'autres dépenses essentielles telles que les uniformes scolaires et les fournitures. Aujourd'hui, elle est venue suivre leurs progrès scolaires et se réjouit de voir qu'elles obtiennent de bons résultats. « Je suis convaincue que chaque enfant a droit à l'éducation », dit-elle. « C'est pourquoi, depuis quelques années, je fais du porte-à-porte pour aider les familles qui n'ont pas les moyens d'envoyer tous leurs enfants à l'école. Les résultats sont encourageants. » Dans sa commune, Aisha est membre du groupe U-Reporters, composé de sept jeunes, quatre garçons et trois filles. Chaque volontaire verse 1 000 francs CFA (1,8 dollar) par mois. « Nous utilisons ces fonds pour couvrir les frais scolaires des familles vulnérables », explique Aisha. « Chacun d'entre nous parraine entre cinq et dix enfants. » Bien que cela puisse sembler une initiative modeste, des actions comme celles-ci, entièrement menées et financées par des jeunes, font une différence significative dans les communautés. Le 24 janvier, le monde célèbre la Journée Internationale de l'Education, qui reconnaît la scolarité comme un droit humain fondamental. Le thème de cette année, « Le pouvoir des jeunes dans la co-création de l'éducation », souligne le rôle essentiel que jouent les jeunes dans la mise en place d'opportunités d'apprentissage inclusives. Mariama Abakar, mère d'Amne et de Fanne, se souvient comment sa famille a été contrainte de fuir Bangui pendant les années de violences intercommunautaires qui ont laissé leur quartier déserté et de nombreux bâtiments réduits en cendres. Amne est née pendant cette période de déplacement à Kouango, une petite ville située à environ 400 kilomètres à l'est de Bangui. En 2020, grâce à l'amélioration de la situation sécuritaire, la famille a pu retourner dans la capitale. Aujourd'hui, ils vivent dans une petite maison pour laquelle ils paient 10 000 francs CFA par mois de loyer, un montant relativement modeste. Le mari de Mariama est au chômage, ce qui fait d'elle l'unique source de revenus du foyer. Elle tient un petit commerce au bord de la route où elle vend des petits pains, mais ses revenus suffisent à peine à couvrir les besoins essentiels de la famille. Bien que l'enseignement primaire soit officiellement gratuit en République centrafricaine (RCA), les familles à faible revenu comme celle de Mariama ont souvent du mal à assumer les frais supplémentaires tels que les frais d'inscription, les uniformes scolaires et les fournitures scolaires. Fanne est en dernière année d'école primaire. Sa matière préférée est l'éducation civique, et elle dit vouloir devenir députée. Elle et sa petite sœur se rendent chaque jour à pied à l'école, située à proximité de chez elles. « Je n'ai pas pu faire beaucoup d'études », explique leur mère Mariama, « mais je veux que mes filles aient les opportunités que je n'ai pas eues quand j'étais jeune. Surtout, je ne veux pas qu'elles se marient trop tôt, ce qui ruinerait leur scolarité. » L'UNICEF œuvre en RCA pour élargir l'accès à l'éducation et améliorer la qualité de l'enseignement, ce qui constitue une priorité essentielle du gouvernement. Dans toute la RCA, 129 groupes U-Reporters rassemblent plus de 57 000 jeunes engagés dans un large éventail de campagnes communautaires, notamment dans les domaines de la santé, du changement social et comportemental, de la propreté de l'environnement et de l'éducation. Les U-Reporters sensibilisent les parents, encouragent la scolarisation et rappellent aux communautés l'importance vitale de l'éducation pour l'avenir de chaque enfant. *Pour joindre U-Report en RCA, envoyez « UREPORT » ou « RCA » par SMS au numéro1415.